Les chutes d’iguazù : mode d’emploi

Même si vous avez forcément vu et revu des milliers de photos sur les chutes d’Iguazù, je ne peux m’empêcher de vous en remettre une couche pour finaliser de vous convaincre que ce site naturel mérite le détour. A la frontière de l’Argentine et du Brésil, on n’y arrive pas par hasard, d’autant plus que dans les environs il n’y a pas grand-chose à y faire. Bienvenida dans cet univers où les cascades sont reines.

Les chutes côté brésilien

De la même manière que pour les chutes du Niagara, les cascades peuvent être admirées soit du côté brésilien, soit du côté argentin. Les 2 pays ont flairé le filon touristique et ont rapidement mis en place des infrastructures pour profiter pleinement du panorama. Dommage pour le Brésil sa part du gâteau a été plus maigre. Une balade longe et surplombe les chutes. Le hic c’est que la popularité du site et l’étroitesse du chemin ne font pas bon ménage… alors rajoutons les personnes qui font des selfies (avec un gros doute si elles prennent bien les cascades dans le viseur…) et c’est l’embouteillage. Il faut faire un peu abstraction de cette agitation et admirer le site car la vue est belle et ça, personne ne peut le nier.

Le plus ? Des passerelles en bois se rapprochent au plus près de cascades qui se mélangent et fusionnent en apothéose : brumisateur géant XXL garanti… imperméable conseillé 😉

Vous trouverez sur le site une food court et des tables de pique-niques… Attention, car le danger rôde : des coatis (bien grassouillets) se sont spécialisés en vol de nourriture.

Conseil 1 (pour eux et pour vous) : ne leur donnez pas à manger (ils ont tout ce qu’il leur convient dans la forêt) et ne les caressez pas (ils ont de bonnes dents).

Conseil 2 : un coati peut en cacher un autre.

Les chutes côté argentin

L’ambiance y est différente. Il y a toujours autant de visiteurs mais la zone est beaucoup plus vaste donnant ainsi un sentiment d’espace. D’innombrables passerelles zigzaguent à travers la végétation tropicale, montent et descendent pour multiplier les points de vue sur les cascades ; on pourrait presque s’y perdre. Tout se fait à pied, mais un petit train est disponible pour reposer vos jambes de la moiteur ambiante.

Le débit des cascades vous laissera sans voix : comment est-ce possible qu’il y ait autant de débit en continu ?! Les mètres cubes qui se déversent sont affolants au-delà de toute mesure. Je ne sais pas vous, mais un flux de 1,5 millions de litres par seconde j’ai beaucoup de mal à l’appréhender…

Ce qui vous étonnera aussi, ce sont la profusion de papillons : il y en a partout, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Ils sont loin d’être farouches bien au contraire ; ils se délecteront du sel à la surface de votre peau. Lépidoptéristes amateurs vous serez ravis par cette explosion de vie. Pour continuer dans les ailes, levez la tête et vous pourrez observer de nombreux oiseaux. Le plus emblématique reste le toucan qui survole les chutes et traverse la frontière sans se soucier des problématiques administratives. Vous rencontrerez d’autres animaux mais seulement la partie émergée de l’iceberg, la plupart des espèces resteront bien cachées au plus profond de la jungle. A l’inverse du mythe de Noé, le déluge des chutes amène ici beaucoup de vie.

                                           

                                        

                                       

Si l’envie vous dit de naviguer sur le fleuve tumultueux et de vous rapprocher au plus près des chutes, vous pourrez faire un tour en bateau. Douche assurée.

Pour continuer dans le thème aquatique, le fleuve va rejoindre un autre bras de rivière plus bas et la rencontre de ses eaux marrons marquent la frontière entre l’Argentine, le Brésil et le Paraguay. Un point de vue est aménagé dans chaque pays. L’endroit n’a rien de fantastique mais le clin d’œil est plutôt rigolo.

Quand y aller : La meilleure période est de mai à septembre pendant la saison sèche (enfin la moins humide). Mais il est possible de visiter les chutes toute l’année.

Comment y aller : Que ce soit côté brésilien ou côté argentin de nombreux bus font l’aller-retour de la gare routière du centre de la ville (Puerto Iguazù et Foz de Iguazù) vers les chutes tout au long de la journée. Idem pour rejoindre les chutes de l’autre côté de la frontière. L’option 2 consiste à prendre un taxi. Et la 3ème option consiste à partir avec un groupe dans le cadre d’un tour organisé.

Budget : Côté Brésil, comptez 25€/personne pour le bus + l’entrée sur le site des chutes. Côté argentin comptez 35€/personne. Que ce soit à Foz de Iguazù ou à Puerto Iguazù vous trouverez des logements corrects assez économiques (40€/nuit) jusqu’à des logements haut de gamme.

La langue : L’espagnol côté argentin et le portugais côté brésilien, mais l’espagnol est compris partout.

Combien de temps : On peut flâner une bonne partie de la journée côté argentin. Côté brésilien, une demi-journée est largement suffisante. On peut le combiner avec le « parque de las aves », un parc avec d’immenses volières pour être face à face avec l’avifaune.

Et les enfants dans tout ça ?

Destination pour enfant : Pas de problème pour emmener vos chers bambins. Le site est sécurisé et facile d’accès. Sur place ils trouveront leur compte : s’amuser à se mouiller avec la bruine des cascades, avoir le plus de papillons possibles sur le bras, monter à bord du petit train, et finir par une bonne glace pour se rafraîchir.

Note Destination : 4,5/5

Note Trajet : 4/5

Note Sécurité : 4/5

Note Globale : 4,2/5

A emporter : Sur le site d’Iguazù emmener un anti-moustique, l’endroit est humide et peut attirer ces gêneurs, ainsi qu’une tenue de rechange… au cas où ils seraient un peu trop mouillés ! Possibilité de restauration sur place. Préférez le porte bébé. Même si les chemins sont bien aménagés il sera plus facile de circuler et de faire face aux marches.

Et oui !

Pour aller jusqu’au bout de l’ambiance poétique des lieux, voilà l’histoire de l’origine des chutes. Un homme se serait enfui avec une fille dont un dieu était amoureux. De colère celui ci provoqua l’effondrement du lit de la rivière projetant la jeune fille en bas des chutes et qui se pétrifia en rocher. Quand au malheureux amant, il se transforma en arbre surplombant sa belle aimée. Histoire guarani véridique 😉