Grande Terre en Nouvelle-Calédonie : 4 sites 4 ambiances

La Nouvelle-Calédonie vous fait rêver ? Vous avez bien raison ! Ce territoire français est un petit bijou. L’île principale n’est pas le plus beau joyau de l’archipel mais elle recèle quand même de sites assez incroyables. Petite présentation de 4 endroits à ne pas manquer sur Grande Terre pour 4 ambiances bien distinctes.

Bourail : à travers le bush

Les habitants de Nouméa viennent se réfugier à la campagne dans les environs de Bourail pour fuir la ville le week-end. Quand on vient de métropole le terme agitation de Nouméa nous fait sourire, car la ville est bien tranquille comparée à nos agglomérations françaises. Bref, Bourail est situé sur la côté ouest de Grande Terre où la sécheresse se fait souvent sentir : le paysage vallonné aride a un petit air du bush australien. On ne vient pas pour l’ambiance nocturne mais bien pour respirer l’air de ses prairies jaunes cramoisies par le soleil. Parmi les balades sympathiques, on peut noter celle du bonhomme (la Roche Percée) le long de la mer ou encore les sentiers dans le domaine de Déva pour apercevoir le lagon. On peut aussi se détendre sur la plage de Poé, qui, a mon sens, n’est pas des plus exceptionnelles.

                                         

Koné : la terre vue du ciel

Cette fois prenons de la hauteur et observons la terre et la mer depuis le ciel. Un seul mot : M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E. La vue sur le lagon et la barrière de corail est juste impressionnante. Toutes les nuances de bleu sont au rendez-vous : un vrai travail de peintre. Le survol en ULM réserve 2 surprises. La 1ère c’est ce trou bleu dur au milieu du turquoise qui signale une profondeur anormale. La 2ème surprise ce sont les mangroves qui la dessinent : le cœur de la planète est bel et bien là sous nos yeux. Rendu célèbre par Yann Arthus Bertrand, le cœur de Voh se contraste plus ou moins en fonction de la saison et du niveau de l’eau de la mangrove.

                                                                   

                                         

Hienghène : la tropicale

Nous franchissons maintenant le relief qui sépare la côte ouest de la côte est et qui arrête la majorité des nuages. Le décor est totalement différent : la végétation y est luxuriante et l’ambiance tropicale. La côte est est bien arrosée, permettant aux plantes de prendre toutes leur aise. Encore une fois la civilisation ne semble pas avoir atteint cette partie de l’île et le chef-lieu Hienghène se résume à une rue principale. L’esprit kanak y est très fort et il est tout à fait possible de dormir en tribu pour des tarifs très abordables. La coutume y est de rigueur. Mais keskeucékeuça me direz-vous ? C’est très simple il faut offrir au chef du village un tissu avec un billet à l’intérieur et le remercier pour son accueil et son hospitalité. Cela peut paraître curieux mais c’est très important pour eux.

Mais sinon que fait-on à Hienghène ? C’est un peu là que ça pêche, car le développement du tourisme ne semble pas être la priorité et avoir des informations relèvent de l’exploit. Moi ce que je vous conseille c’est de longer la côte plus au nord pour traverser une rivière avec le dernier bac en activité ; de s’arrêter aux différents points de vue ; d’admirer le rocher qui vous fait penser à une poule ; de se baigner ou encore de louer des kayaks pour contourner les blocs rocheux de Lindéralique. Je ne parle pas de la plongée mais les spots y sont, paraît-il, magnifiques.

Îlot Canard : snorkeling et farniente

La boucle est bouclée : on retourne à Nouméa dans « l’agitation urbaine ». Même à Nouméa il est possible de faire du snorkeling très facilement et de voir de belles choses. Il suffit de prendre une navette qui en 5 minutes vous déposera sur l’îlot Canard. Je déconseille la nage pour y aller car même si ce n’est pas loin il faudrait quand même être très bon nageur. L’îlot est un banc de sable végétalisé qui sert de refuge pour quelques oiseaux marins et pour quelques touristes. L’endroit est sympathique et on y vient pour enfiler son masque et son tuba. Au programme : poissons colorés et coraux. Instant magique comme à chaque fois que l’on plonge sa tête dans le monde du silence. D’autres îlots plus lointains sont également accessibles en navette.

                                        

Quand y aller : Préférez partir de mai à novembre pendant la saison sèche. Décembre à avril est plus humide et il peut y avoir des risques de cyclones.

Comment y aller : Il va falloir s’armer de patience pour arriver jusque là surtout si vous partez de France. Un minimum de 24h est à prévoir avec souvent 2 escales.

Budget : Le billet d’avion n’est pas donné : environ 1400€. La vie sur place est chère (restaurants, sorties…). Si vous voulez réduire le budget il est possible de camper. Pour un logement en dur comptez au minimum 60€/nuit. Un accueil en tribu est plus économique (et rudimentaire) et il vous en coutera 35€. Pour se déplacer une voiture est nécessaire, prévoyez 50€/jour.

La langue : Le français of course !

Combien de temps : Sur Grande Terre, 10 jours est suffisant. Cependant, vu le déplacement depuis la France prévoyez 3 semaines en Nouvelle Calédonie. Vous combinerez avec l’île des Pins, Lifou, Ouvéa ou Maré.

Et les enfants dans tout ça ?

Destination pour enfant : Le seul bémol est le vol en avion qui est particulièrement long. Mais une fois sur place ils seront heureux comme tout. Le climat peut être assez doux et il y a toujours possibilité de trouver une plage. Mer, plage, poissons, soleil, le combo parfait.

Décalage horaire : +8h (été)

Note Destination : 4,5/5

Note Trajet : 3,5/5

Note Sécurité : 4,5/5

Note Globale : 4,2/5

A emporter : A part le fait que ce soit cher on retrouve beaucoup de produits identiques à ceux de métropole. Vos marques préférées seront sûrement dans les rayons des magasins. On ne s’inquiète pas et on y va les yeux fermés. Privilégiez les tenues d’été, la crème solaire et l’anti moustique. Les UV sont puissants dans cette partie du monde, un T-shirt anti-UV sur la plage ne peut pas faire de mal.

Et oui !

La Nouvelle-Calédonie va-t-elle être indépendante ? C’est la grande question qui revient sans arrêt lorsqu’on voyage là-bas. Il y en a pour toutes les versions entre les métro récemment installés, les caldoches (les blancs arrivés il y a 1 siècle ou 2) et les kanaks originaire des îles. Tous semblent un peu frileux sur leur volonté d’indépendance. En effet, à Vanuatu (les îles voisines), l’indépendance de l’archipel a lancé ce nouveau pays dans la pauvreté la plus absolue. Tout le monde s’accorde à dire que si indépendance il y a un jour, il faut a tout pris éviter de renouveler l’échec de Vanuatu.